Cabinet de Parodontologie
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Le TRAITEMENT
maîtrise d'une infection chronique

 
 

Maîtrise de la quantité de bactéries.
La parodontite chronique peut être décrite comme une infection chronique. Le traitement de cette maladie passe donc par une maîtrise de cette infection. Il faudra, pour ce faire, parvenir à maîtriser d'une part la quantité des bactéries et, d'autre part, d'en maîtriser l'agressivité.
L'excès de bactéries est lié à une hygiène dentaire insuffisante et à la présence de tartre. Il suffirait donc de maîtriser ces deux paramètres pour parvenir à maîtriser la quantité des bactéries ce qui constituera déjà un énorme pas en avant.

Maîtrise de l'agressivité des bactéries.
La présence d'une forte proportion de bactéries agressives est induites par la présence de poches parodontales; de zones de décollement de la gencive où ces bactéries prolifèrent plus facilement. Si donc, il était possible de recoller la gencive, il serait dès lors possible de maîtriser la proportion de bactéries agressives.


Les moyens d'action
Quatre moyens d'action peuvent être envisagés.

Antibiotiques
Dans un certain nombre de cas une antibiothérapie sera associée au traitement local. Le choix sera dicté par le caractère aigu ou spécifique de l'infection.



Bains de bouche antiseptiques
L'efficacité des bains de bouches antiseptiques dépendra avant tout du produit utilisé. Mais même pour les produits les plus efficaces (à base de chlorhexidine), cette efficacité sera limitée à la surface là où le brossage peut lui aussi être efficace. Des bains de bouche antiseptiques ne pouront donc pas venir à bout d'une parodontite, mais seront utilisés, en complément, par exemple, dans les cas où le brossage doit être suspendu.



Amélioration de l'hygiène dentaire
C'est en général le nettoyage interdentaire qui fait le plus défaut. Le nettoyage interdentaire doit être réalisé tous les jours avant le brossage proprement dit. Trois instruments sont à notre disposition.




Les brossettes inter-dentaires




Ces instruments sont les plus efficaces et les plus faciles à utiliser. Toutefois ils sont relativement épais et ne passeront donc pas partout.





Les bâtonnets inter-dentaires

inter-dentaires

En deuxième choix on pourra utiliser des bâtonnets interdentaires. Ceux-ci sont aussi faciles à utiliser que les brossettes mais un peu moins efficaces. Il ne s'agit pas de cures dents. Le but de ce travail n'est d'ailleurs pas de chasser les débris d'aliments.






Fil interdentaire
Lorsque, ni la brossette, ni le bâtonnet ne peuvent être introduits dans l'échancrure interdentaire, on fera usage du fil.




Le brossage
(Le type de dentifrice n'est pas déterminant. Les dentifrices contenant au moins 1.000 ppm de fluorures seront préférés.)




Restaurer l'étanchéité gingivale

L'étanchéité gingivale est assurée par des fibrilles qui forment l'attache épithéliale. Ces petites fibres sont parmi les premiers éléments à être détruits en cas d'inflammation gingivale. Si par contre, il était possible de chasser de manière durable l'inflammation gingivale on peut espérer que ces fibrilles réapparaissent et que l'attache épithéliale se restaure.
Dès lors, il suffirait de désinfecter de manière durable la portion de la racine où la gencive est décollée pour voir la gencive se réattacher.





Désinfection mécanique
La désinfection de cette portion de la racine peut être réalisée de manière mécanique en cherchant à rendre cette surface la plus lisse possible. En effet, le lissage d'une surface quelconque conduit à l'enlèvement d'une pellicule du matériau que l'on cherche à lisser. C'est l'ablation d'une pellicule de la surface radiculaire, associée à l'instrumentation de ces sites infectés qui provoquent une désinfection capable de susciter le réattachement gingival. Le traitement consiste donc en un détartrage de la portion de la racine où la gencive est décollée, suivi d'un lissage de cette portion. C'est cette étape qui est appelée le surfaçage radiculaire.






Surfaçage radiculaire
Ce travail est, le plus souvent, réalisé sous anesthésie locale et, dans la grande majorité des cas, par voie non-chirurgicale. Il existe, toutefois un certain nombre de lésions dont la profondeur ou surtout la complexité les rendent inaccessibles au traitement non-chirurgical. Dans ce cas un abord chirurgical, par élévation de lambeau, sera appliqué.
Ce traitement de détartrage-surfaçage radiculaire est réalisé en 2 ou 4 séances. Les suites opératoires sont en général très acceptable tel que le montre les deux tableaux ci-dessous.












































 

Usage d'antidouleurs après surfaçage radiculaire



(Pihlstrom BL, 1999)

   
 Pourcentage de patients faisant usage d'antidouleurs    25%
 Pourcentage de patients ayant ressenti une sensation douloureuse    90%
 Intensité douloureuse nulle à très faible   28%
   très faible à faible  18%
   faible à modérée  28%
   modérée à forte  8%
   forte à intense  8%

 Durée moyenne de la sensation douloureuse

 Maximum d'intensité
 
6,1 heures

2,8 heures











Sensibilité au froid après surfaçage radiculaire

 
 
 

 Pourcentage des patients ressentant une sensibilité au froid immédiatement après surfaçage radiculaire

 84% 
 Pourcentage des patients ressentant une sensibilité au froid 6 mois après surfaçage radiculaire    2%
Maintenance parodontale

Après ce travail, un premier contrôle est réalisé. Lors de ce premier contrôle, environ 85% des sites traités doivent être résolus. Les 15 % restants doivent montrer un progrès et ce progrès peut encore se poursuivre au fil des 12 mois suivants. Pour promouvoir cette poursuite de la guérison et pour maintenir celle-ci lorsqu'elle est obtenue, le patient est enrôlé dans un protocole de soins parodontaux de soutien appelé: "la maintenance parodontale".








Cette maintenance parodontale sera appliquée à une fréquence variable suivant, notamment, la qualité de l'hygiène dentaire du patient, son état de santé, le nombre et l'étendue des lésions résiduelles.








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